gatz-box-stories-amalgame-magazineAM. Peux-tu te présenter et nous parler de ton métier ?

G. Bonjour, je m’appelle Gatz, je suis dyslexique et j’ai redoublé mon CP. J’ai deux chats dont un roux que j’adore. Après plusieurs expériences professionnelles douteuses, et sans formation, j’ai créé une première Box Story pour l’offrir à ma copine Flor, sans savoir que je poursuivrais dans cette voie à temps plein. Je passe désormais mes journées à mettre en scène des petits personnages. Flor se charge de les faire adopter, via le site www.box-stories.com ou par le biais d’une exposition.

The-Break-Up2-1024x521AM. D’où t’est venue cette idée de construire des petites boites avec des petits hommes dedans?

G. J’ai toujours été attiré par les figurines en tout genre, et j’ai été bluffé par le travail du miniaturiste Dan Ohlmann au Musée Miniature et Cinéma à Lyon et par les assemblages de l’artiste américain Joseph Cornell. J’ai ensuite découvert les personnages très réalistes de modélisme ferroviaire à l’échelle 1/87 et j’ai souhaité leur inventer des destins moins terre à terre.

2-640x528AM. Tu es très sollicité, le magasin Colette en 2012, Lane Crawford magasin de luxe à Hong Kong, Galerie d’Arty Dandy à Paris. Comment expliques-tu ce succès ?

G. Je pense que Flor a su trouver le bon positionnement, les Box Stories ont trouvé leur public dans les concept stores qui ont un espace galerie. Les responsables des lieux précités, comme les clients, ont eu des coups de cœur pour des pièces différentes. La sobriété et les messages des boîtes plaisent aux gens. Certaines scènes leur rappellent des souvenirs personnels et les font rire (comme un client qui s’était fait arrêter en voiture à une douane pour possession de cocaïne et qui s’est reconnu dans « Act Naturally »), ou bien les ramènent à ce qu’ils ont gardé en eux d’enfantin.

Act-Naturally-640x317Act Naturally

AM. Quand tu étais gamin, tu voulais faire quoi «quand tu seras grand» ? 

G. Pareil qu’aujourd’hui : je ne sais toujours pas !

AM. Si tu pouvais te téléporter, dans le temps ou dans l’espace, tu serais où là, tout de suite ?

G. C’est une question que je me pose fréquemment ! Le top du top serait de me retrouver en 1986 à Miami avec Sonny Crockett et Ricardo Tubbs à la Brigade des Stups. Mais je ne serais pas contre un petit voyage dans le Paris de la fin du 18ème siècle quand la France était en plein Far-West.

AM. Où peut-on te trouver pour l’apéro? 

G. Chez moi avec une tisane et un Granola (bleu).

AM. Quelle chanson tu choisis pour trouver l’inspiration? Et quel est ton morceau préféré inavouable ?

G. J’écoute 10 heures de musique par jour, beaucoup d’électro : Mitch Murder, Miami Nights 1984, College, Glass Candy…, et des genres très variés : Benjamin Biolay, Bach, Metallica, Oxmo Puccino, Marvin Gaye, la musique 80’s et les bandes originales de films.

Pour le morceau inavouable, je dirais « In the air tonight » de Phil Collins. Cette chanson me fait totalement rêver. Je m’imagine avec une petite coupe mullet, une veste bleue turquoise avec les manches retroussées et une paire de mocassins blancs dans une Carrera (forcément à Miami dans les 80’s).

AM. Quelles sont tes inspirations?

G. Parfois, l’inspiration pour une scène me vient directement du personnage, dont je détourne la fonction première pour lui inventer un destin sur mesure ; sinon, je peux être inspiré par une chanson, un film, l’actualité, une scène vue dehors…

AM. Quelle est ta dernière « folie »?

G. J’ai mangé 500 grammes de pipas en une journée.

Electrocardiogram1-640x318AM. Enfin, est-ce que tu veux bien nous faire un dessin ?

G. Voilà comment est née la Box Story « Electrocardiogram ». Je vous ai prévenu que je n’avais pas de formation artistique !

Electrocardiogram

 

 

 

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